Ça chauffe à la Banque de France.

CHAMPAGNE-ARDENNE. Parce que des mesures brutales ont été annoncées, avec notamment des suppressions de postes, une opération « Banque de France morte » se déroule vendredi sur tout le territoire. De nombreux agents champardennais suivront ce mouvement.

 

Alors qu’un CCE extraordinaire (Comité central d’entreprise) se tient ce vendredi 21 septembre, un appel à 24 heures de grève a été lancé ce même jour par l’ensemble des syndicats de la Banque de France, organisations très unies afin de dénoncer un plan de restructuration qui prévoit la suppression de 2 000 emplois dans le réseau.

Des usines à dossiers

Une situation qui sera lourde de conséquences en régions avec 40 caisses fermées sur 72, le cas de Charleville-Mézières en juillet 2013, de Troyes en juillet 2014. « Ne resterait que Reims alors que ces trois structures étaient les survivantes du plan 2003-2006 qui avait également vu Chaumont, Châlons et Épernay tirer le rideau », pestent les représentants du personnel craignant de gros impacts. « Si ce plan est encore en phase de projet, les marges de manœuvre seront très faibles. Rien n’est encore joué, d’où ce mouvement de grève car nos dirigeants ne doivent pas dégrader impunément notre institution. »

Sur le territoire national, le gouvernement de la Banque veut imposer à marche forcée la fermeture de 12 antennes infradépartementales sur 21 et transformer 50 succursales départementales en coquilles vides. Ces succursales pourtant très utiles regroupent tous les métiers et missions de la Banque. Que ce soit en termes de caisses, de suivi économique des entreprises pour leurs cotations, de services de surendettement : toutes les fonctions étaient représentées jusque-là (administration, services RH, immobilier…).

Si certaines activités ont d’ores et déjà été aspirées, chaque agent se fait bien du souci aujourd’hui quant au devenir de Charleville (35 agents), Troyes (41) et Chaumont (14), les comptoirs ne recenseront alors plus que de 4 à 10 agents avec une modernisation des outils de travail aboutissant à des usines non pas à gaz mais à dossiers.

Nouvelles actions en perspective

La fermeture du bureau d’accueil et d’information qui fonctionnait en sous-préfecture d’Épernay n’est toujours pas digérée non plus. « Le gouvernement de la Banque a saisi l’opportunité de la pyramide des âges pour annoncer son plan et ses stratégies, mais c’est bien nous qui allons payer les pots cassés », insistent les personnels dénonçant également un management sous pression qui engendre stress et souffrance, là où les effectifs sont insuffisants.

Quid des agents qui ne partiront pas à la retraite ou ne seront pas mutables ? Quel avenir pour eux ? La Banque de France « ne serait plus que l’ombre d’elle-même avec un service public touché au cœur », écrivent les syndicats dans leur tract.

Alors que les tâches ne cessent d’augmenter, notamment en raison de la crise, ce plan de restructuration passe mal dans les rangs, d’où l’appel à ce qu’aucun établissement ne fonctionne normalement vendredi. À l’issue du comité central d’entreprise extraordinaire, de nouvelles actions pourraient être envisagées en régions et au niveau national.

http://www.lunion.presse.fr/article/marne/ca-chauffe-a-la-banque-de-france

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