Poitou-Charentes : 113.000 ménages exposés à la précarité énergétique.

http://www.lanouvellerepublique.fr/Deux-Sevres/Actualite/Economie-social/n/Contenus/Articles/2012/10/23/113.000-menages-exposes-a-la-precarite-energetique

Parmi les jeunes, les étudiants sont les plus concernés par le manque de chauffage.

Parmi les jeunes, les étudiants sont les plus concernés par le manque de chauffage.

Une étude de l’AREC en partenariat avec l’INSEE révèle que 15 % des ménages en Poitou-Charentes seraient en situation de précarité énergétique.

L’Agence régionale d’évaluation environnement climat (AREC) et l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) Poitou-Charentes ont mis à profit leurs compétences pour sortir une étude sur le thème de la précarité énergétique dans les logements de la région. Les chiffres révèlent que 15 % des ménages, soit 113.000, seraient « exposés à la précarité énergétique ». Ces personnes, représentant le quart des ménages concernés, possèdent des profils très différents, des retraités souvent seuls et des jeunes âgés de moins de 35 ans. Les premiers, propriétaires d’une grande maison (supérieure à 100 m2), se chauffent au fioul alors que les seconds, locataires d’un petit logement, (inférieur à 40 m2) utilisent le gaz de ville ou l’électricité.

Les Deux-Sèvres dans la même tendance

Selon les statistiques, il apparaît que Poitiers est la ville la plus touchée par la précarité énergétique chez les jeunes. Un statut peu enviable qui serait lié à la grosse communauté d’étudiants vivant dans la capitale régionale. Le constat resterait, cependant, temporaire car il ne durerait que « le temps des études et de la recherche d’un premier emploi stable ». Quant à l’autre bout de la chaîne humaine, les retraités, plus nombreux en effectif, sont « majoritairement localisés » au cœur de la région et sur l’axe Est entre le Sud de la Vienne et le nord de la Charente. Le département des Deux-Sèvres n’est pas exclu de cette tendance : « Il est concerné, assure le chargé d’étude, à l’exception d’un halo autour de l’agglomération de Niort. »

On apprend dans cette enquête (la méthode utilisée s’appuie sur des données fiables comme fiscales par exemple mais également sur les dossiers du Fonds de solidarité pour le logement), que les populations frappées par la précarité énergétique résident, pour les retraités, en campagne et, pour les jeunes, en ville. Leur revenu est souvent en lien avec cette précarité : avec moins de 900 € par mois, ils présentent une forte exposition mais il existe aussi des personnes, pas considérées comme pauvres, possédant un revenu moyen de 1.500 € mensuels qui vivent cette situation.

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