Léa, 5 ans, sortie de la cantine par la police

L’histoire promet de laisser des séquelles chez tous les enfants de maternelle qui ont assisté à la scène, mais surtout chez Léa, petite fille de 5 ans sortie du réfectoire de Saint-Vincent d’Ustaritz manu militari, mardi, par une policière municipale qui l’a conduite au poste de police au motif que sa cantine était impayée !

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Elle, a crû que ses parents étaient morts et «quand Léa est revenue en classe dans l’après-midi, tous ses camarades pensaient qu’elle était en prison» a témoigné le directeur de l’école, Laurent Aguergaray. «C’est un procédé irresponsable, les enfants ont été traumatisés, on ne prend pas les enfants en otage de cette manière» a-t-il insisté.

Dans cette école où l’on apprend le basque depuis le plus jeune âge et où l’éducation est tournée vers les cimes des Pyrénées, les mœurs ne sont certainement pas de cet acabit. Cantine payée ou pas.

Le maire d’Ustaritz qui gère la cantine scolaire a indiqué que «la mère avait été avertie mardi qu’elle devait venir chercher sa fille qui ne pouvait pas déjeuner à la cantine» mais elle n’est finalement pas venue.

Dominique Lesbats a assuré que les services de la mairie étaient engagés «depuis plus d’un an» dans une procédure avec les parents de Léa qui sont, selon lui, «dans une mésentente terrible». Il ajoute que ces derniers, «malgré quatre convocations en 2012» ne se sont «jamais présentés».

Laurent, le père de Léa, admet cette situation d’impayés. La maman de la fillette, dont il est séparé se trouve dans une situation précaire. Et, explique-t-il, ne payait plus la cantine de sa fille depuis un an et demi. Le montant de la facture? Environ 290 euros, selon le papa. Moins les 120 euros dont il s’était acquitté en juin dernier, ne restaient plus que 170 € à débourser. Cela justifiait-il une intervention aussi brutale auprès d’une enfant si petite?

«Ne recevant pas les factures chez moi, je pensais que c’était réglé, explique son père. Et de souligner le montant d’une dette «plus que risible par rapport à tous les dommages collatéraux pour Léa!»

Léa, «très secouée» selon son père, mettra sans doute beaucoup plus de temps à se remettre de cette histoire de grands.

La Dépêche, 11 janvier 2013.

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