Un quart des Européens menacés de pauvreté ou d’exclusion en 2012

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Près d’un quart des Européens de L’Union européenne, soit 124,5 millions de personnes, étaient menacés de pauvreté ou d’exclusion sociale en 2012, selon des chiffres publiés jeudi 5 décembre par l’office de statistiques européen, Eurostat.

La tendance est à la hausse, puisque 24,8 % des Européens étaient concernés en 2012 contre 24,3 % en 2011 et 23,7 % en 2008. La réduction du nombre de personnes confrontées au risque de pauvreté ou d’exclusion est l’un des objectifs clés de la stratégie « Europe 2020 » de l’Union européenne.

Parmi les pays les plus touchés :

  • En Bulgarie, c’est presque une personne sur deux (49 %) qui était menacée de pauvreté ou d’exclusion en 2012.
  • La proportion est également particulièrement élevée en Roumanie (42 %), enEstonie (37 %) et en Grèce (35 %).

Inversement, seuls 15 % des habitants de la République tchèque en couraient le risque, 17 % en Finlande, 18 % en Suède et au Luxembourg. En France, la proportion était de 19 %.

Les personnes entrant dans cette catégorie sont confrontées à au moins une des situations suivantes : elles font face à un risque de pauvreté monétaire ; sont en situation de privation matérielle sévère ; ou vivent dans des ménages à très faible intensité de travail.

17 % DE LA POPULATION MENACÉE DE PAUVRETÉ MONÉTAIRE

La pauvreté monétaire menaçait 17 % de la population européenne en 2012. Les taux les plus élevés se situaient en Grèce et en Roumanie (23 %), les plus bas en République tchèque et au Danemark (10 %). Eurostat rappelle que le risque de pauvreté est une mesure relative, et que le seuil de pauvreté varie considérablement d’un Etat à un autre.

Dans l’UE, 10 % des habitants étaient par ailleurs en situation de privation matérielle sévère, c’est-à-dire que leurs conditions de vie étaient limitées par un manque de ressources. Cela se traduit par exemple par l’impossibilité de payer ses factures, de chauffer son logement ou de prendre une semaine de vacances en dehors de son domicile. Les pourcentages les plus élevés étaient observé en Bulgarie (44 %) et en Roumanie (30 %), les plus faibles au Luxembourg et en Suède (1 % chacun).

Enfin, 10 % des Européens vivaient en 2012 dans des ménages à très faible intensité de travail, c’est-à-dire où les adultes avaient utilisé moins de 20 % de leur potentiel de travail au cours de l’année. Les plus fortes proportions concernaient la Croatie (16 %), l’Espagne, la Grèce et la Belgique (14 % chacune). Les plus faibles ont été observées au Luxembourg et à Chypre (6 % chacun).

http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/12/05/un-quart-des-europeens-menaces-de-pauvrete-ou-d-exclusion-en-2012_3526165_3214.html

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