La Rochelle : le locataire s’est suicidé au matin de son expulsion

Un homme de 64 ans qui allait être expulsé de son logement et se retrouver à la rue s’est pendu mardi à La Rochelle. Le drame s’est joué le jour prévu pour son expulsion, a-t-on appris mercredi auprès de l’association Droit au logement (DAL) de la ville, confirmant une information de France Bleu.

A La Rochelle, un locataire s'est suicidé mardi au matin de son expulsion. Les associations de Droit au logement réclame un moratoire.   | LP/J. DUFFE

A La Rochelle, un locataire s’est suicidé mardi au matin de son expulsion. Les associations de Droit au logement réclame un moratoire. | LP/J. DUFFE

L’homme, Gilles L. résidait depuis 2008 dans un immeuble abritant une population d’anciens sans domicile fixe (SDF) et de marginaux. Le bâtiment était en mauvais état mais avait fait l’objet en 2011 d’un contrôle par la mairie qui, à l’époque, ne l’avait pas jugé insalubre, a précisé le DAL. Il avait arrêté de payer son loyer en 2013 et devait à ce titre quelque 5000 euros à son propriétaire.

Selon l’association Droit au logement, il jugeait que l’aide au logement qu’il percevait était devenue nettement insuffisante depuis qu’il bénéficiait du minimum vieillesse: 60 euros contre 270 euros auparavant, pour un loyer total de 330 euros. De son côté, la préfecture de Charente-Maritime souligne que le locataire était entré en litige avec son bailleur en janvier 2013 à la suite de plusieurs dégâts des eaux. Des travaux avaient par la suite été effectués, sans que le locataire ne reprenne pour autant le paiement de son loyer.

Il avait donné certains de ses biens à des voisins

Lors d’une audience tenue au Tribunal de La Rochelle, à l’automne dernier, pour examiner une demande d’expulsion, les services sociaux du Conseil général étaient intervenus pour lui proposer un dispositif d’aide au paiement de sa dette. Le locataire s’était engagé à rembourser mais n’avait jamais recontacté les services sociaux pour bénéficier du système de prévention des expulsions, explique la préfecture. Une seconde procédure d’expulsion avait donc été lancée cette année et le bail résilié en mai. Gilles L. avait été reçu récemment par une assistante sociale et un commissaire de police qui lui avaient annoncé son expulsion pour le 14 octobre.

La veille, il avait donné certains de ses biens à des voisins, sa télévision et sa cafetière notamment, puis il s’est pendu, raconte le DAL, qui a demandé à la préfecture un moratoire sur les expulsions locatives jusqu’à la trêve hivernale débutant le 1er novembre. Des représentants de cette association doivent être reçus prochainement à la préfecture.

LeParisien.fr

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